Commémoration de l'appel du 18 juin 1940

Publié le par Laurence Garnier

Au lendemain de la commémoration de l’appel du 18 juin 1940, il n’est sans doute pas inutile de rappeler le rôle joué par des milliers de femmes qui, lors de la guerre 1939-1945, firent le choix de s’engager dans la Résistance.


Dès le début de la guerre, les femmes, exclues de par leur statut des opérations militaires, se distinguent par l’aide qu’elles apportent aux évadés, notamment en Alsace. Par la suite, elles seront nombreuses à cacher les familles juives et les résistants, pendant plusieurs semaines, parfois même plusieurs mois.


La guerre se poursuivant, les femmes vont prendre une importance croissante dans les dispositifs mis en place dans le pays. Après avoir rejoint l’Angleterre, Maria Hackin (en photo ci-contre) s’engage dans les Forces Françaises Libres (FFL) en 1940. Elle y crée le Corps Féminin de la France Libre, qui se charge de recruter des volontaires et de récolter des fonds pour les FFL. Celles qu’on appelle les « Volontaires féminines » rassemblent différents corps de métier (dactylographes, secrétaires, chauffeurs, etc.)


Lorsque les réseaux de la Résistance s’organisent dans le pays, certaines femmes y prennent des responsabilités importantes, à l’image de Berthie Albrecht, à la tête de « Combat », ou de Marie-Madeleine Méric, responsable du réseau « Alliance ». Au sein des réseaux, les femmes sont chargées de collecter et de transmettre les renseignements en vue des activités de résistance. Elles seront nombreuses à participer au débarquement en tant qu’ambulancières. A la Libération, certaines d’entre elles accueilleront les déportés à leur retour des camps.

Publié dans Actualité nationale

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